Arbre · Oleaceae
Olivier
Olea europaea
Offre-lui le plein soleil, un sol pauvre, et des racines au sec, et l'olivier prospérera pour des générations.
Plein soleil
Tous les 14–30 jours
jusqu'à -12°C
6–15 m

Aperçu
L'olivier est un feuillu persistant patient et à croissance lente, originaire du bassin méditerranéen, tout à fait chez lui dans les pays chauds et secs où peu d'autres arbres fructifient. On le cultive pour son huile et son fruit depuis des milliers d'années, et un seul arbre peut vivre des siècles. Quand tu en plantes un, tu plantes pour le très long terme, alors rien ne presse et tu as toute la place pour apprendre à mesure qu'il pousse.
La belle partie, c'est qu'un olivier te demande surtout de le laisser tranquille. Il veut le plein soleil, un drainage franc, et un sol pauvre, et il accepte sans broncher un sol pauvre, rocailleux et calcaire qui découragerait un arbre plus capricieux. Arrose-le trop ou installe-le dans un sol riche et détrempé et il boude, mais relâche la pression et il te remercie, alors une main légère est exactement la bonne main ici.
Une particularité mérite d'être connue dès le départ, et elle prend beaucoup de débutants au dépourvu. Le fruit que tu cueilles sur la branche est trop amer pour être mangé cru et a besoin d'être séché avant d'être bon. L'arbre apprécie aussi un peu de froid hivernal pour bien fleurir, ce qui signifie simplement qu'il convient mieux à un jardin tempéré chaud qu'aux tropiques.
Entretien
La version courte : offre-lui le plein soleil, un drainage franc, et un sol pauvre, puis arrose profondément mais rarement une fois l'arbre installé. Évite la fertilisation riche et toute eau stagnante, et taille en fin d'hiver pour garder la canopée ouverte, et tout ira bien.
Lumière
Les oliviers adorent le soleil et veulent le plein soleil toute la journée pour donner leur meilleur fruit. Ils tolèrent un peu de soleil partiel, mais un arbre à l'ombre pousse dégingandé et donne une récolte clairsemée, alors offre-lui l'emplacement le plus lumineux que tu as et il te récompensera.
Arrosage
Une fois installé, l'olivier est vraiment tolérant à la sécheresse et préfère un arrosage profond tous les 14 à 30 jours plutôt que de fréquentes petites gorgées. Laisse le sol sécher complètement entre les arrosages, et ne t'inquiète pas d'en faire trop peu. Des racines détrempées et engorgées sont le moyen le plus rapide de perdre un arbre qui pourrait autrement vivre des siècles.
Sol
Le drainage compte bien plus que la richesse ici, ce qui enlève beaucoup de pression. Les oliviers sont heureux dans un loam sableux bien drainé et acceptent sans broncher un sol pauvre, rocailleux et calcaire sur une large plage de pH de 6,0 à 8,5. La seule chose qu'ils ne pardonnent pas, c'est un sol lourd qui retient l'eau autour des racines.
Température
L'olivier gère la vraie chaleur avec aisance, jusqu'à environ 38 °C, et supporte sans broncher un été méditerranéen sec. Il est plus délicat face au froid, ne tolérant que de brèves baisses jusqu'à environ -7 °C avant que le bois ne soit endommagé, alors un jardin tempéré chaud est là où il se sent le plus chez lui.
Humidité
L'air sec convient très bien à l'olivier, et il est le plus heureux dans une faible humidité, autour de 20 % à 50 %. Les conditions humides et stagnantes sont ce qui invite les taches foliaires fongiques, alors une bonne circulation d'air fait bien plus pour ton arbre que n'importe quel taux d'humidité dans l'air.
Fertilisation
Les oliviers sont peu gourmands et poussent maigres par nature, alors tu ne peux vraiment pas te tromper en restant simple. Un seul apport équilibré et riche en azote au printemps est tout ce qu'il lui faut pour toute la saison. En verse davantage et tu ne feras que pousser une croissance molle et feuillue au détriment du fruit.
Taille
Taille en fin d'hiver ou début de printemps, en ouvrant la canopée en une forme lâche de vase pour que la lumière et l'air atteignent le cœur de l'arbre, et n'hésite pas à être généreux. Retire les rejets, le bois mort, et les branches qui se croisent. Un arbre ouvert fructifie mieux et résiste mieux aux taches fongiques qui adorent une croissance dense et ombragée.
Rempotage
Un olivier en pot apprécie un nouveau logement tous les 2 à 3 ans pour rester en bonne santé. Garde un œil attentif sur les racines qui s'entassent dans le pot ou qui sortent par les trous de drainage, l'eau qui traverse tout droit, et la croissance qui stagne, autant de signes discrets qu'il a dépassé son logement.
Taille et espacement
Laissé à lui-même, un olivier atteint 6 à 15 m de haut avec une large couronne étalée. Donne-lui une place à la mesure, environ 4,5 à 9 m de dégagement, puisque c'est un arbre qui s'installe pour le long terme et qui récompense un peu de prévoyance.
Quand planter
L'olivier suit un rythme méditerranéen tranquille, alors rien ne presse. Mets les jeunes arbres en terre au printemps une fois le gel passé et le sol réchauffé, guette la floraison à la fin du printemps, et récolte tes fruits tout l'automne, de septembre à novembre.
Mois typiques pour un climat tempéré : commencez plus tôt en zone chaude, plus tard là où les gelées de printemps persistent.
- Plantation: au printemps après la dernière gelée, une fois le sol réchauffé
- Récolte: fleurit à la fin du printemps ; les fruits sont récoltés en automne (septembre à novembre)
Rusticité
Température: jusqu'à -12°C
Problèmes courants
Presque tous les soucis de l'olivier remontent au temps humide et aux blessures, qu'il s'agisse d'une galle bactérienne ou d'une tache foliaire fongique. La bonne nouvelle, c'est que repérer les premiers signes et tailler par temps sec règle généralement la situation. Trouve ce que tu vois ci-dessous, puis agis calmement avant que cela ne se propage dans la canopée.
Un côté de l'arbre qui flétrit et dépérit
Quand une ou deux branches s'affaissent soudainement pendant que le reste paraît normal, la cause est généralement la verticilliose, un champignon du sol qui bouche la plomberie de l'arbre et affame des branches entières. Tranche une tige flétrie et tu trouveras le bois taché à l'intérieur. Il n'existe pas de remède sur lequel s'appuyer ici, alors dégage le bois mort, réduis l'arrosage, et ne replante jamais d'oliviers sur un sol où cela s'est déjà produit.
Solution :
- Retire et détruis le bois mort
- Évite l'excès d'arrosage
- Ne replante pas d'oliviers là où la maladie est connue
Des bosses ligneuses verruqueuses se forment le long des rameaux et des branches
Rassure-toi, car ces renflements rugueux ont un nom clair et une réponse claire. Ce sont la tuberculose de l'olivier, un problème bactérien qui se glisse par les coupes de taille, les fissures de gel, et les cicatrices foliaires, et qui s'aggrave après les périodes humides. Choisis une journée sèche, taille le bois touché bien en dessous de chaque galle, et essuie tes outils entre les coupes pour ne pas la transporter avec toi. Une pulvérisation de cuivre après la taille ou un gel referme doucement la porte derrière toi.
Solution :
- Taille le bois infecté par temps sec, bien en dessous des galles
- Désinfecte les outils entre les coupes
- Applique un bactéricide au cuivre après la taille ou une blessure de gel
De petites marques de ponction avec des larves qui creusent dans le fruit
Ces petites piqûres et larves pâles à l'intérieur du fruit pointent vers la mouche de l'olive, dont les jeunes se nourrissent à l'intérieur des olives en train de mûrir. Tranche un fruit suspect pour t'en assurer, et suspends quelques pièges appâtés à l'approche de la récolte. Tu peux garder une longueur d'avance en récoltant à temps, en ramassant chaque olive tombée, et en recourant à des pulvérisations d'appât homologuées ou à l'argile kaolinite seulement si les mouches deviennent nombreuses.
Solution :
- Récolte rapidement
- Assainis les fruits tombés
- Utilise des pulvérisations d'appât homologuées ou de l'argile kaolinite en cas de forte infestation
Des anneaux en œil de paon sur des feuilles qui jaunissent et tombent
Les anneaux noirâtres cernés d'un doux halo jaune sont l'œil de paon de l'olivier, un champignon qui s'installe bas dans l'arbre par temps frais et humide et qui pousse les feuilles à tomber. Ne t'inquiète pas, il répond bien à un peu de soin. Ouvre la canopée avec une taille légère pour que l'air circule, et ramasse les feuilles tombées où les spores attendent l'hiver. Un fongicide au cuivre en automne, avant l'arrivée des pluies, le maintient tranquille.
Solution :
- Améliore la circulation d'air par la taille
- Applique un fongicide au cuivre en automne avant les pluies
- Ratisse et retire les feuilles infectées tombées
Toxicité
Voici une bonne nouvelle pour les maisons avec des animaux : l'olivier est non toxique et sûr à garder près des animaux de compagnie, du bétail et des personnes. Le fruit est même comestible une fois séché. Le seul vrai danger est le noyau dur, qui peut faire s'étouffer un animal ou obstruer son tube digestif s'il est avalé entier, alors ramasse simplement les fruits tombés et tu es tranquille.
Sans danger pour
Personnes · Chats · Chiens · Chevaux · Lapins · Bétail · Oiseaux
Chats Aucun
Tu peux te détendre avec des chats à proximité, puisque l'olivier lui-même est sûr et ne porte aucune toxicité. La seule chose à surveiller, c'est un noyau avalé, qui peut se loger dans le tube digestif, alors un rapide ramassage des fruits tombés te rassure.
Chiens Aucun
Les chiens ne courent aucun risque d'empoisonnement avec une olive, alors il n'y a rien à craindre de ce côté. Surveille simplement les noyaux durs, car une pierre avalée peut faire s'étouffer ou obstruer le tube digestif, et laisse les olives salées et séchées hors du menu.
Chevaux Sans danger
Les chevaux qui broutent près d'un olivier n'ont rien à craindre, puisque le feuillage ne présente aucune menace toxique. Il suffit d'empêcher les fruits tombés de s'accumuler, car un noyau avalé pourrait faire s'étouffer.
Lapins Sans danger
Les lapins sont parfaitement bien près de l'olivier, qui leur est non toxique. Un noyau entier est tout simplement trop gros et trop dur pour qu'ils le gèrent, alors range les fruits tombés loin du clapier et de l'enclos et tout va bien.
Bétail Sans danger
Les chèvres, les moutons et les bovins peuvent brouter autour des oliviers sans aucun risque d'empoisonnement. La seule préoccupation, ce sont les noyaux durs, car un noyau avalé peut se loger ou faire s'étouffer, alors ceux-ci valent la peine d'être ramassés.
Oiseaux Sans danger
Les oiseaux n'ont rien de toxique à craindre des olives, et les oiseaux sauvages mangent volontiers le fruit. Le hic, c'est le noyau dense, qui peut faire s'étouffer un petit oiseau essayant de l'avaler entier, alors c'est tout ce qu'il faut surveiller.
Personnes Sans danger
Les olives séchées sont une part sûre et bienvenue de la cuisine, même si le fruit cru fraîchement cueilli est bien trop amer pour être apprécié. Évite simplement de mordre le noyau dur, et assure-toi doucement que les jeunes enfants n'en avalent pas un.
Le noyau dur du fruit présente un risque d'étouffement et d'obstruction digestive s'il est avalé, et les olives de table séchées sont très riches en sel, alors ni l'un ni l'autre ne devrait être offert aux animaux.
Variétés
Les cultivars d'olivier se répartissent surtout entre ceux cultivés pour l'huile et ceux cultivés pour la table, avec quelques-uns sélectionnés pour ne produire que peu ou pas de fruits du tout. Voici les noms sympathiques que tu rencontreras le plus probablement en chemin.
Arbequina
Un cultivar espagnol compact et autofertile qui supporte le froid mieux que la plupart et s'installe volontiers pour le pressage d'huile ou en pot sur la terrasse.
Mission
Un cultivar californien robuste qui mérite sa place deux fois plutôt qu'une, donnant à la fois de bonnes olives de table et une huile de pressage.
Manzanillo
Une olive de table ronde et largement cultivée, la plus prisée de toutes pour la mise en conserve maison.
Frantoio
Le cultivar italien d'huile bien-aimé auquel tu dois tant d'huile d'olive riche et fruitée.
Swan Hill
Un cultivar presque sans fruit et pauvre en pollen, un choix bienveillant partout où les fruits tombés et les allergènes seraient autrement un problème.
Plantes compagnes
Comment multiplier
La plupart des oliviers sont cultivés à partir de boutures ou de greffes pour que le jeune arbre corresponde à son parent, puisque les semis sont lents et rarement fidèles au type, et les deux méthodes sont bien à ta portée.
Boutures de tigeModéré
Fin de printemps à été · 2 à 3 mois pour s'enraciner
Les boutures sont la façon fiable et rassurante de copier un olivier nommé, car elles poussent fidèles au parent. Prends des boutures semi-aoûtées de la fin du printemps à l'été, fais-les raciner sous brumisation avec un peu de chaleur de fond, et tu peux t'attendre à des racines en environ 2 à 3 mois.
GreffageExigeant
Printemps · Une saison de croissance
La greffe est une compétence plus avancée, la façon dont les producteurs installent un cultivar prisé sur un porte-greffe robuste, issu de semis ou cloné. Réalisée au printemps, une bonne greffe se soude et s'installe sur une saison de croissance, alors accorde-toi de l'indulgence pendant que tu l'apprends.
SemisExigeant
Automne · Plusieurs années avant la fructification
La graine est la voie lente et imprévisible, et les semis ne correspondront pas au cultivar parent, alors elle sert surtout à produire des porte-greffes. Sème en automne et prends ton temps, puisqu'un arbre issu de graine attend plusieurs années avant de fructifier du tout.
Idées reçues
Les olives peuvent être cueillies et mangées directement sur l'arbre.
C'est facile à supposer, mais les olives crues sont férocement amères à cause d'un composé appelé oléuropéine. Avant de devenir quelque chose que tu voudrais manger, le fruit doit être séché en saumure, à la lessive, ou au sel pour en chasser cette amertume.
Les oliviers n'ont jamais besoin de temps froid.
Ils sont sensibles au gel, c'est vrai, pourtant ils ont quand même besoin d'une période de froid hivernal pour fleurir et fructifier de façon fiable. Un hiver trop doux te laissera un arbre en bonne santé mais avec seulement une poignée d'olives, ce qui n'est rien d'inquiétant une fois que tu en connais la raison.