Arbre · Rosaceae
Cerisier pleureur
Prunus subhirtella
Offre-lui un endroit ensoleillé et le cerisier pleureur te récompense d'une cascade de fleurs douces, roses et blanches chaque mois d'avril.
Plein soleil
Tous les 5–10 jours
jusqu'à -34°C
4,6–12,2 m

Aperçu
Si tu lorgnes un cerisier pleureur, tu regardes l'un des spectacles les plus attendrissants du printemps. Ses longues branches s'élèvent depuis un sujet greffé puis retombent vers la pelouse, et au début du printemps, avant même l'apparition d'une seule feuille, toute la ramure s'adoucit en fleurs allant du rose pâle au blanc qui pendent de ces tiges retombantes. Il appartient à la famille des rosacées et nous vient du Japon, où le cerisier de Higan est aimé depuis des siècles.
Presque chaque arbre que tu ramènes chez toi est une greffe, et il n'y a rien à craindre là-dedans. Une couronne pleureuse est jointe sur un porte-greffe droit haut sur tige, généralement à environ 1,2 à 1,8 m de hauteur, alors les branches se déversent depuis ce point plutôt que depuis le sol. Une fois que tu le sais, l'entretien devient logique : tout ce qui pousse depuis en dessous du point de greffe grandira droit et ordinaire, alors tu couperas simplement ces pousses au fur et à mesure qu'elles apparaissent.
Donne-lui de l'espace et il s'installe vite, atteignant 4,6 à 12 m de haut avec un étalement équivalent. Il est robuste, indulgent, et heureux dans une large partie du pays, demandant très peu une fois ses racines bien installées. La seule chose à garder en tête, c'est que son feuillage porte les mêmes composés à base de cyanure que tous les cerisiers, alors un peu de réflexion sur l'endroit où le planter est utile pour tenir les animaux de pâturage à l'écart.
Entretien
La version courte : offre-lui du plein soleil, un sol humide et bien drainé, et un arrosage régulier tant qu'il est jeune, et tu auras fait l'essentiel. Nourris-le une seule fois au début du printemps, taille-le en douceur une fois les fleurs fanées, et garde bien coupés les rejets qui poussent sous la greffe.
Lumière
Plante-le là où il baignera en plein soleil et tu obtiendras la floraison la plus généreuse. Il tolère aussi une touche d'ombre partielle et fleurira quand même, alors un emplacement un peu moins que parfait n'est rien pour t'inquiéter. Plus la ramure absorbe de lumière directe, plus ce spectacle printanier devient dense.
Arrosage
Vise à garder le sol humide et bien drainé, en arrosant tous les 5 à 10 jours pendant que l'arbre est jeune ou lors d'une sécheresse. Une fois établi, il te pardonnera une sécheresse occasionnelle, alors pas besoin de rester aux aguets. Évite simplement de le laisser dans un sol détrempé, la seule chose qu'il déteste vraiment.
Sol
Il se sent le plus chez lui dans un limon humide, fertile et bien drainé, mais il est loin d'être capricieux et s'adapte à l'argile ou au sable sans se plaindre. N'importe quel pH entre 5,5 et 7,5 lui convient bien, et cette plage couvre à peu près tous les sols de jardin que tu es susceptible de rencontrer.
Température
C'est un arbre merveilleusement rustique au froid, à l'aise sur une large plage d'environ -29 °C à 38 °C. Il accueille même volontiers un bon froid hivernal, car c'est ce repos frais qui le prépare à si bien fleurir au printemps.
Humidité
L'air extérieur ordinaire est tout ce que cet arbre demande, alors il n'y a aucun chiffre d'humidité à poursuivre. Ce qui compte bien davantage, c'est une bonne circulation d'air à travers la ramure, car des branches denses et humides sont ce qui invite les problèmes de feuilles et d'écorce auxquels les cerisiers sont sujets.
Fertilisation
Un seul apport suffit amplement. Incorpore un engrais équilibré à libération lente pour arbres au début du printemps, quand la nouvelle croissance démarre, et résiste à l'envie d'en donner davantage. Un apport trop copieux ne fait que pousser une croissance molle que les nuisibles et le chancre s'empressent d'envahir.
Taille
Prends les sécateurs juste après la floraison, en retirant tout bois mort, abîmé ou qui se croise, et en soignant la forme pleureuse. Retire toujours les rejets qui apparaissent sous le point de greffe, et vas-y doucement avec les grandes coupes, car les grosses plaies sont ce qui ouvre la porte aux foreurs et au chancre.
Rempotage
Heureusement, c'est un arbre que tu peux planter et laisser tranquille. Ce n'est pas un arbre de pot, alors choisis-lui un emplacement permanent avec assez de place pour son étalement complet et laisse-le s'installer pour de bon.
Taille et espacement
Imagine un arbre mature de 4,6 à 12 m de haut avec un étalement de 4,6 à 7,6 m, et donne-lui toute cette emprise dès le départ. Installe-le bien à l'écart des bâtiments et des autres arbres, car il pousse vite et ne te remerciera pas d'être déplacé plus tard.
Quand planter
Le cerisier pleureur reste dans les marges fraîches de l'année, ce qui rend le calendrier facile à retenir. Mets-le en terre pendant qu'il est dormant, au début du printemps ou en automne, profite des fleurs qui s'ouvrent avant les feuilles du début à la mi-printemps, et garde ta taille pour juste après que les fleurs se sont fanées.
Mois typiques pour un climat tempéré : commencez plus tôt en zone chaude, plus tard là où les gelées de printemps persistent.
- Plantation: Début du printemps ou automne, pendant la dormance
- Récolte: Du début à la mi-printemps (fleurs rose pâle à blanches avant les feuilles)
Rusticité
Température: jusqu'à -34°C
Problèmes courants
La plupart des petits soucis que tu rencontreras apparaissent sur l'écorce et les rameaux plutôt que sur les fleurs, et la bonne nouvelle, c'est qu'ils restent très gérables quand tu les attrapes tôt. Repère un chancre ou une galle de nœud noir à temps et tu peux la couper avant qu'elle ne se propage. Trouve le symptôme de ton arbre ci-dessous, puis agis tant que le bois environnant est encore sain.
Des extrémités de branches flétries et des chancres affaissés et suintants sur le bois
Ce que tu vois, c'est le chancre et le dépérissement : des champignons s'infiltrent par les blessures et étranglent lentement des branches entières, parfois avec des foreurs qui creusent des galeries en dessous. Attends une période de temps sec, puis coupe le bois chancré bien en dessous de la lésion, en nettoyant tes outils entre chaque coupe. Un arbre vigoureux et bien arrosé, sans blessure d'écorce récente, est ta meilleure protection, et c'est une protection que tu peux facilement lui offrir.
Solution :
- Taille le bois chancré bien en dessous de la lésion par temps sec
- Stérilise les outils entre chaque coupe
- Améliore la vigueur avec un arrosage adapté et évite les blessures d'écorce
Des galles noires et dures qui gonflent le long des rameaux et des branches
Ces excroissances noir charbon et liégeuses, c'est la maladie du nœud noir, un champignon qui s'accroche aux rameaux et se remarque surtout en hiver. À la fin de l'hiver, coupe chaque nœud à environ 10 à 15 cm en dessous du gonflement et élimine tout ce que tu coupes. Il aide aussi de dégager tout cerisier sauvage à proximité, car il alimente discrètement la même maladie qui revient sur ton arbre.
Solution :
- Coupe les nœuds 10 à 15 cm en dessous de la galle, à la fin de l'hiver
- Détruis ou retire le matériel taillé
- Répète les inspections chaque année
Des feuilles tachetées, collantes ou grignotées
Plusieurs visiteurs différents peuvent se manifester sur le feuillage. Les pucerons et les cochenilles laissent du miellat collant et des feuilles enroulées, les scarabées japonais rongent le vert entre les nervures, et les champignons de la tache foliaire ou de la cloque du pêcher laissent des lésions bien nettes. Rince ou traite les insectes suceurs de sève avec de l'huile horticole, ramasse les scarabées à la main, et ramasse les feuilles tombées pour que le champignon ne puisse pas se maintenir jusqu'à l'année suivante.
Solution :
- Rince à l'eau ou traite les pucerons et cochenilles avec de l'huile horticole ou du savon insecticide
- Ramasse les scarabées japonais à la main
- Ramasse et détruis les feuilles malades tombées
Toxicité
C'est un arbre magnifique qui vient avec une mise en garde honnête, et elle est facile à gérer. Comme tous les cerisiers, ses feuilles, ses rameaux, son écorce et les noyaux de ses fruits contiennent des glycosides cyanogènes qui libèrent du cyanure, et le feuillage flétri est le plus risqué de tous. Garde les tailles et les feuilles tombées bien à l'écart des chevaux et du bétail, et empêche gentiment les animaux domestiques et les enfants de mâchouiller les rameaux ou les noyaux.
Toxique pour
Chats · Chiens · Chevaux · Lapins · Bétail · Oiseaux · Personnes
Chats Léger
Un chat qui grignote des feuilles flétries, des rameaux ou un noyau peut montrer des gencives rouge brique, des pupilles dilatées, et une respiration lourde et haletante. Ces cas sont rares, mais le cyanure agit vite, alors traite toute difficulté respiratoire comme une urgence et appelle ton vétérinaire.
Chiens Léger
Un chien qui mâche l'écorce, les rameaux ou des graines tombées pourrait baver, respirer fort, et montrer des gencives rouges et enflammées avec des pupilles dilatées. Cela arrive rarement, mais un chien qui a craqué des noyaux devrait voir un vétérinaire sans tarder.
Chevaux Grave
Les chevaux courent un vrai danger ici. Un tas de tailles flétries jeté par-dessus la clôture peut provoquer titubation, respiration haletante, muqueuses rouge vif, et convulsions, et un cheval peut être perdu en quelques minutes.
Lapins Toxique
Les mêmes composés cyanogènes rendent les feuilles, les rameaux et l'écorce dangereux pour les lapins aussi. Garde toutes les coupes et les tailles hors de portée, car même un peu de feuillage flétri peut entraîner faiblesse et détresse respiratoire.
Bétail Grave
Les bovins, les moutons et les chèvres sont les victimes classiques de l'empoisonnement au cyanure par les feuilles flétries. Dans les 15 à 20 minutes après avoir mangé des feuilles tombées ou taillées, ils peuvent baver, respirer vite, montrer des muqueuses rouge vif, et convulser, souvent avec une issue fatale.
Oiseaux Toxique
Le cyanure présent dans le feuillage, l'écorce et les noyaux est également dangereux pour les oiseaux, alors garde les volailles et les oiseaux de compagnie loin des tailles ou des noyaux fendus.
Personnes Prudence
C'est un arbre d'ornement, pas une culture vivrière. Les noyaux, les feuilles, les rameaux et l'écorce portent tous des glycosides cyanogènes, alors rien de tout cela ne doit être mangé, et il est sage d'empêcher les enfants curieux de mâchouiller les graines ou le feuillage.
Garde les branches taillées et les feuilles tombées loin des chevaux et du bétail, car le flétrissement augmente le taux de cyanure. Empêche les animaux domestiques de mâchouiller les rameaux, l'écorce, les feuilles flétries ou les graines.
Numéros d'urgence
Variétés
Presque tous les cerisiers pleureurs remontent à une poignée de cultivars nommés, distingués surtout par la couleur des fleurs, le fait que les fleurs soient simples ou doubles, et la taille finale de l'arbre. Voici ceux qui méritent d'être connus.
'Pendula'
La forme pleureuse classique, elle porte des fleurs simples, rose pâle, le long de longues branches en cascade greffées sur un sujet de 1,2 à 1,8 m.
'Pendula Plena Rosea'
Cette sélection pleureuse remplace les fleurs simples par des fleurs roses plus pleines et doubles.
'Snofozam' (Snow Fountains)
Un cultivar pleureur nain, il déverse des fleurs blanches le long d'une structure basse en cascade qui s'intègre parfaitement dans les petits jardins.
'Autumnalis'
Ses fleurs roses semi-doubles s'ouvrent deux fois, une première fois en automne et une seconde au début du printemps.
Cerisier Yoshino (Prunus × yedoensis)
Un cerisier à fleurs apparenté, celui-ci pousse de façon dressée et étalée plutôt que pleureuse, avec des fleurs blanches à rose pâle.
Comment multiplier
Multiplier un cerisier pleureur relève honnêtement du travail de professionnel, alors ne te sens pas en tort d'en avoir acheté un. La forme en cascade dépend d'un greffage sur un porte-greffe haut sur tige, ce qui explique pourquoi les pépinières s'en chargent presque toujours et pourquoi une bouture maison capture rarement le même effet.
GreffageExigeant
De la fin de l'hiver au début du printemps (greffage en fente) ou en été (écussonnage) · 1 à 2 ans pour obtenir un arbre greffé commercialisable
Le greffage est la façon dont naît presque chaque cerisier pleureur. Les producteurs greffent en fente à la fin de l'hiver ou écussonnent en été, en joignant le greffon pleureur sur un porte-greffe droit haut sur tige, souvent du Prunus avium, à 1,2 à 1,8 m pour que les branches puissent se déverser depuis le sommet. Obtenir un arbre commercialisable prend 1 à 2 ans, et le travail est assez exigeant pour que peu de jardiniers amateurs s'y risquent, ce qui est tout à fait normal.
Boutures de tigeExigeant
Au début de l'été (bois tendre) · Plusieurs semaines pour s'enraciner, 1 à 2 ans pour s'établir
Les boutures de bois tendre prélevées au début de l'été s'enracinent, mais seulement avec un peu d'encouragement, nécessitant plusieurs semaines pour prendre et 1 à 2 ans pour s'établir. Le vrai hic, c'est qu'une bouture enracinée n'a pas de sujet haut sur tige en dessous, alors elle n'acquiert jamais cette forme en cascade surélevée que le greffage offre, ce qui explique pourquoi cette voie reste rare.
Idées reçues
Les cerisiers pleureurs poussent à partir de graines ou de boutures et s'élancent tout droit comme n'importe quel autre arbre.
La cascade gracieuse vient d'un greffon joint sur un porte-greffe droit haut sur tige, pas d'une graine du tout. Tout rejet qui pousse sous le point de greffe revient au porte-greffe et pousse droit, ce sont donc les pousses à couper.
Seules les fleurs et les fruits mettent les animaux en danger.
Les pétales ne sont pas vraiment le problème ici. Les composés cyanogènes s'accumulent dans les feuilles, les rameaux, l'écorce et les graines, et le feuillage flétri est le plus dangereux de tous pour les animaux de pâturage.