Arbuste · Rosaceae

Cotonéaster

Cotoneaster

Indulgent, résistant à la sécheresse, et paré de baies rouges tout l'hiver, le cotonéaster est une plante bienveillante pour débuter.

Lumière

Plein soleil

Arrosage

Tous les 7–⁠14 jours

Rusticité

jusqu'à -29°C

Taille adulte

0,6–⁠0,9 m

Toxique pour les chats, chiens, chevaux et plus
Cotonéaster

Aperçu

Le cotonéaster est un membre rustique de la famille des rosacées, apprécié pour ses branches arquées, ses petites feuilles, et ses baies rouges qui restent en place longtemps après que d'autres plantes ont perdu leurs feuilles. Tu trouveras de tout, des couvre-sols plats qui drapent une pente jusqu'aux arbustes dressés plus hauts que toi, donc il y en a presque toujours un qui convient à ton emplacement. Vers la fin du printemps, il ouvre de petites fleurs blanches à roses, que les abeilles adorent.

Ce qui séduit la plupart des débutants, c'est le peu qu'il demande. Il supporte volontiers un sol pauvre, rocailleux et sec, résiste au froid jusqu'à -29°C, et une fois ses racines installées, il n'a presque plus besoin d'arrosage. Ce caractère facile en fait un choix rassurant pour les talus, les haies, et ces coins délicats où des plantes plus exigeantes bouderaient.

Il n'est pas parfait, et ce n'est pas grave. Le cotonéaster est très sensible au feu bactérien, et comme les oiseaux transportent les baies, quelques espèces se sont échappées des jardins dans les régions au climat doux. Garde ces deux points en tête, et la plante te récompensera par des années de couleur facile et joyeuse.

Entretien

La version courte : offre-lui du plein soleil à la mi-ombre et n'importe quel sol qui draine, garde-le arrosé durant la première saison pendant que les racines s'installent, et ensuite une petite taille de mise en forme est vraiment tout ce qu'il te demande.

Lumière

Le cotonéaster est le plus heureux en plein soleil, où il fleurit et fructifie le plus généreusement, même s'il supporte aussi la mi-ombre et le mi-soleil sans broncher. Plus tu peux lui offrir de soleil, plus le spectacle des baies sera fourni et éclatant.

Arrosage

Arrose-le régulièrement durant cette première saison de croissance pour que les racines s'installent bien. Une fois cela fait, il devient véritablement résistant à la sécheresse et ne demande presque rien de plus. La seule chose qu'il déteste vraiment, c'est de stagner dans un sol humide et mal drainé.

Sol

Presque n'importe quel sol bien drainé le rendra heureux, et il s'accommode volontiers de l'argile, du sable, et du sol pauvre ou rocailleux qui arrête net d'autres arbustes. Un pH entre 6,0 et 7,5 est idéal. Le sol détrempé est sa seule vraie faiblesse, donc un bon drainage compte bien plus qu'une terre riche.

Température

C'est un arbuste merveilleusement rustique au froid, à l'aise entre environ -29°C et 38°C. Cette large plage de confort couvre tant de climats, ce qui explique en grande partie pourquoi les jardiniers du monde entier lui font confiance.

Humidité

L'air extérieur ordinaire lui convient parfaitement, donc pas de chiffre d'humidité à viser. Ce qui aide vraiment, c'est une bonne circulation d'air, car les endroits encombrés et confinés favorisent le feu bactérien et d'autres soucis foliaires.

Fertilisation

Ce sont des arbustes robustes qui n'ont généralement besoin que de peu, voire d'aucun engrais en sol ordinaire, donc ne te sens pas obligé de t'en préoccuper. Si la croissance paraît fatiguée, un engrais équilibré tout usage au début du printemps suffit largement. Reste léger, car une nouvelle pousse tendre et luxuriante est exactement ce que le feu bactérien adore.

Taille

Heureusement, le cotonéaster ne demande qu'une taille minimale. Nettoie-le après la floraison ou à la fin de l'hiver pour le mettre en forme, retire tout ce qui est mort ou qui se croise, et contrôle son étalement. Si tu repères du bois touché par le feu bactérien, coupe-le immédiatement et essuie tes outils entre chaque coupe pour ne pas propager le problème.

Rempotage

Le cotonéaster est rarement rempoté, et la plupart des plants passent toute leur vie heureux en pleine terre. Si le tien vit en pot, passe-le simplement à une taille au-dessus dès que tu remarques des racines qui tournent ou qui pointent par les trous de drainage, l'eau qui traverse le pot trop vite, ou une croissance qui ralentit.

Taille et espacement

Sa taille dépend de la variété, mais cette forme atteint environ 61 à 91 cm de hauteur et s'étale généreusement sur 183 à 244 cm de largeur. Laisse-lui beaucoup d'espace, car l'encombrement réduit la circulation d'air dont il a besoin et favorise les maladies.

Quand planter

Pense au cotonéaster comme à un ami que tu plantes une fois et gardes pendant des années, pas une culture avec laquelle tu cours contre le calendrier. Installe les jeunes plants au printemps ou en automne, quand le sol est facile à travailler, puis profite des fleurs à la fin du printemps et des baies rouges dès la fin de l'été, qui persistent tout l'automne et l'hiver.

Planter mars–mai
Floraison mai–juin
Planter sept–oct
Baies août–déc

Mois typiques pour un climat tempéré : commencez plus tôt en zone chaude, plus tard là où les gelées de printemps persistent.

  • Plantation: au printemps ou en automne
  • Récolte: Fleurit à la fin du printemps ; les baies rouges mûrissent à la fin de l'été et persistent jusqu'en automne et en hiver

Rusticité

Température: jusqu'à -29°C

Problèmes courants

La plupart du temps, le cotonéaster ne te donnera aucun souci, alors essaie de ne pas t'inquiéter. Quelques problèmes apparaissent bien de temps en temps, et la bonne nouvelle, c'est que les repérer tôt est facile une fois que tu sais où regarder. Jette un œil aux nouvelles pousses et aux feuilles, retrouve ce que tu observes ci-dessous, et tu géreras ça très bien.

Grave

Des pousses noircissent et s'enroulent en crosse de berger

Ce que tu observes, c'est le feu bactérien, une maladie bactérienne que le cotonéaster attrape bien trop facilement, et qui tue la nouvelle pousse en partant de la pointe. Les pousses noircies se recourbent et peuvent légèrement suinter. Ne panique pas : coupe bien en dessous des dégâts, dans du bois sain, essuie tes outils entre chaque coupe, et brûle ou jette les tailles au lieu de les composter.

Solution :

  • Taille les branches infectées bien en dessous des dégâts visibles (au moins 20 à 30 cm dans le bois sain)
  • Désinfecte les outils de taille entre chaque coupe
  • Retire et détruis toutes les tailles infectées ; ne les mets pas au compost
  • Évite une fertilisation azotée trop importante, qui favorise une pousse tendre et vulnérable
Ralentissement

Des feuilles se tachettent et se bronzent avec des points sombres en dessous

Deux petits ravageurs peuvent donner cet aspect aux feuilles. Les punaises à dentelle laissent de petits points noirs brillants sur le dessous, tandis que les acariens apparaissent par temps chaud et sec et tissent une fine toile. Un bon jet d'eau au tuyau repousse les acariens, puis un peu de savon insecticide ou d'huile horticole sur le dessous des feuilles, répété s'ils reviennent, arrange les choses.

Solution :

  • Arrose le feuillage au tuyau pour déloger les acariens
  • Applique du savon insecticide ou de l'huile horticole sur le feuillage atteint, surtout sous les feuilles
  • Répète les applications si nécessaire durant la saison
Ralentissement

Des feuilles liées par la soie et rongées jusqu'aux nervures

Il s'agit de la fausse-teigne du cotonéaster, dont les chenilles se nourrissent bien à l'abri dans la soie qu'elles tissent parmi les branches. Dès que tu repères la toile, coupe et détruis ces pointes de branches. Tant que les larves sont encore petites, un traitement au Bacillus thuringiensis ou à un autre insecticide adapté les maîtrise en douceur.

Solution :

  • Coupe et détruis les pointes de branches recouvertes de toile
  • Applique du Bacillus thuringiensis (Bt) ou un insecticide adapté tant que les larves sont petites

Toxicité

Il est utile de savoir dès le départ que le cotonéaster est mieux tenu hors de portée des bouches. Chacune de ses parties, des feuilles à ses joyeuses baies, contient des glycosides cyanogènes qui libèrent de petites quantités de cyanure. Une baie égarée n'entraîne généralement rien de pire qu'un léger mal de ventre, mais une grande quantité peut être vraiment risquée, alors ramasse les fruits tombés et éloigne doucement les animaux de compagnie, le bétail et les petits.

Toxique pour

Chats · Chiens · Chevaux · Lapins · Bétail · Oiseaux · Personnes

Chats Prudence

Une baie ou une feuille grignotée provoque généralement chez le chat un peu de salivation et un épisode de vomissements. Surveille simplement une grosse bouchée, car une grande quantité peut approcher le territoire du cyanure, avec faiblesse et respiration laborieuse.

Chiens Prudence

La plupart des chiens qui saisissent quelques baies s'en sortent seulement avec un trouble digestif et quelques vomissements. L'inquiétude commence quand un chien en mange une grande quantité, ce qui peut déclencher les mêmes effets liés au cyanure et mérite un appel à ton vétérinaire.

Chevaux Toxique

Comme les chevaux broutent en grande quantité, ils sont plus à risque ici que les petits animaux de compagnie. Assez de feuilles ou de baies peuvent libérer du cyanure dangereux, se manifestant par une respiration rapide, des chancellements et un effondrement, donc il vaut mieux les tenir bien à l'écart de l'arbuste.

Lapins Toxique

Les composés cyanogènes présents dans le feuillage et les baies font du cotonéaster un mauvais choix, risqué pour un lapin. Mieux vaut ne lui offrir aucune partie de la plante, et la clôturer partout où les lapins aiment se promener.

Bétail Toxique

Les bovins, les moutons et les chèvres peuvent brouter assez de verdure ou de fruits pour libérer une dose nocive de cyanure. Surveille tout signe soudain de détresse, d'essoufflement et de faiblesse, et pour la tranquillité de tous, garde la plante hors de leur pâturage et de leur portée.

Oiseaux Prudence

Les oiseaux sauvages mangent volontiers les baies mûres et dispersent les graines sans aucun mal, mais les oiseaux de compagnie en cage sont bien plus petits et bien plus sensibles. Garde le cotonéaster à l'écart des oiseaux de compagnie, car même un peu peut être trop pour eux.

Personnes Prudence

Aucune partie du cotonéaster n'est un aliment, et les baies ne font que sembler appétissantes. Une baie ou deux égarées provoquent généralement au pire un léger trouble digestif, mais en manger une vraie quantité peut entraîner des symptômes liés au cyanure, alors garde bien les fruits hors de portée des jeunes enfants.

Ramasse les baies tombées et décourage les animaux de compagnie et les enfants de manger les baies ou de mâchouiller le feuillage.

Numéros d'urgence

France

CNITV (animaux): 04 78 87 10 40

Centre antipoison (Paris): 01 40 05 48 48

Belgique

Centre Antipoisons: 070 245 245

Suisse

Tox Info Suisse: 145

Variétés

Le cotonéaster se décline en une belle variété de formes, des tapis bas qui épousent le sol aux arbustes hauts et arqués. Voici ceux que tu as le plus de chances de croiser.

Cotoneaster horizontalis (cotonéaster rampant)

Un couvre-sol bas et doux qui s'arrête à environ 61 à 91 cm de hauteur mais s'étend sur 183 à 244 cm de largeur, disposant ses branches selon le motif plat en arête de poisson qui lui a valu son nom.

Cotoneaster franchetii (cotonéaster orange-gris)

Un arbuste dressé, en grande partie persistant, qui monte jusqu'à 1,8 à 3 m et porte des baies orange-rouge, bien qu'il ait tendance à s'échapper des jardins là où les hivers restent doux.

Cotoneaster salicifolius (cotonéaster à feuilles de saule)

Un arbuste plus grand et arqué, que tu reconnaîtras à ses feuilles longues et fines semblables à celles du saule, et aux lourdes grappes de baies rouges qu'il porte.

Cotoneaster dammeri (cotonéaster faux-raisin d'ours)

Un persistant à croissance plate qui s'enracine en rampant le long du sol, ce qui en fait un choix charmant et fiable pour couvrir les pentes et maintenir le terrain en place.

Comment multiplier

Il existe trois façons douces de multiplier le cotonéaster, et l'une d'elles se produit toute seule. Choisis celle qui convient au délai dans lequel tu veux une nouvelle plante et à l'énergie que tu as envie d'y consacrer.

Boutures de tigeModéré

Été · Plusieurs semaines pour raciner ; une saison ou plus pour s'établir

Prélève des boutures semi-ligneuses en été et installe-les dans un endroit chaud et humide pour raciner. Elles produiront des racines en plusieurs semaines, mais prends ton temps et prévois une saison ou plus avant qu'un jeune plant ne se sente vraiment chez lui.

SemisModéré

Automne · Une saison ou plus ; les graines ont besoin de stratification, et la germination est lente

Les oiseaux feront volontiers le plus gros du travail à ta place, en mangeant les baies et en dispersant les graines aux quatre vents. Pour l'essayer toi-même, sème en automne et donne aux graines une période de froid, car c'est cette stratification qui les réveille de leur dormance. Sois indulgent envers toi-même ici, car la germination est lente et un semis a besoin d'une saison ou plus pour bien s'installer.

MarcottageFacile

Printemps à été · Une saison ou plus pour raciner là où les tiges touchent le sol

C'est la voie détendue, sans intervention. Les branches basses et étalées s'enracinent toutes seules partout où elles reposent sur un sol humide, donc du printemps à l'été, tu peux simplement fixer une tige au sol et la laisser s'installer pendant une saison ou plus avant de la détacher.

Idées reçues

Idée reçue

Les baies du cotonéaster sont mortelles, et une seule suffit à gravement nuire à un animal de compagnie.

Réalité

Respire un bon coup, car les baies ne sont que légèrement toxiques. Un chat ou un chien qui en grignote quelques-unes s'en sort généralement avec rien de pire qu'un estomac dérangé, et il faut une vraie bouchée avant que les composés cyanurés n'atteignent un niveau dangereux. Le risque réside dans la quantité, pas dans une seule petite baie.

Idée reçue

Le cotonéaster est exempt de ravageurs et de maladies, donc il ne rencontre jamais de vrais soucis.

Réalité

Il a vraiment mérité sa réputation de plante facile, mais il n'est pas invulnérable, et c'est bon à savoir. Le cotonéaster est très sensible au feu bactérien, et les punaises à dentelle, la fausse-teigne, les acariens, la tache foliaire et le chancre peuvent chacun lui rendre visite de temps en temps.

Sources