Quelle différence entre le topiaire, l'espalier et la taille en têtard ?

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Olivia Mitchell
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Charles Hartman
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La topiaire façonne une plante en trois dimensions. L'espalier conduit cette même plante à plat contre un plan, et ces deux phrases résument déjà l'essentiel de l'opposition entre topiaire et espalier. La taille en têtard, elle, est encore autre chose. Ce n'est pas une forme que l'on sculpte, c'est une coupe que l'on répète : chaque année, on rabat la pousse de la saison écoulée sur un même point fixe.

Aucune de ces formes n'aurait pu apparaître toute seule. Un arbuste ne pousse pas en cône, et un pommier n'étale pas ses branches dans un seul plan contre un mur. Quelqu'un les y a mis et quelqu'un les y maintient. Chaque mot désigne la forme dans laquelle un jardinier maintient la plante, ainsi que la taille qui l'y maintient, et c'est pourquoi il vaut la peine de clarifier ces étiquettes avant de prendre les cisailles.

La topiaire est la pratique consistant à tailler arbustes ou arbres pour créer des formes originales ou des sculptures vivantes, selon la formulation de NC State Extension. Le travail se fait à la cisaille ou par rabattage. Vous ramenez l'extérieur de la plante sur une ligne que vous avez choisie, puis vous recommencez, et la plante remplit lentement cette ligne. Maintenir une telle forme, c'est s'engager à tailler fréquemment aussi longtemps que vous voudrez la garder.

L'espalier est la conduite formelle d'une plante en deux dimensions contre un plan plat : un mur, une clôture, un jeu de fils tendus entre des poteaux. Tout ce que fait la plante se passe dans ce plan unique, et tout ce qui part vers vous est supprimé. Mettez topiaire et espalier côte à côte : ce qui les sépare, c'est la profondeur. L'une la garde, l'autre y renonce. Un espalier formel réclame aussi la même taille fréquente qu'une topiaire, car le plat ne reste plat que si l'on continue à couper.

Le plessage est celui que l'on confond avec l'espalier, et sa définition est plus étroite que la plupart des jardiniers ne le pensent. Il s'agit d'entrelacer des branches pour former un mur ou une clôture vivante. Les branches des plantes voisines se rejoignent, se croisent et se soudent, si bien qu'une rangée d'arbres se lit comme un seul écran vert et non comme des troncs séparés par des vides.

La taille en têtard est la plus stricte des quatre définitions, et elle ne dit rien de la forme. On rabat toute la pousse annuelle sur le même point chaque année. Même point, même saison, chaque année sans exception. Sautez quelques années et ce n'est plus une taille en têtard, car cette forme n'existe que tant que la coupe annuelle se répète.

Quatre formes conduites comparées
TechniqueTopiaireDe quoi il s'agitSculpture vivante façonnée en trois dimensionsLa coupe
Taille à la cisaille ou rabattage
TechniqueEspalierDe quoi il s'agitConduite formelle en deux dimensions contre un plan platLa coupeNon précisé par la source
TechniquePlessageDe quoi il s'agitBranches entrelacées en un mur ou une clôture vivanteLa coupeNon précisé par la source
TechniqueTaille en têtardDe quoi il s'agitPousse annuelle rabattue chaque annéeLa coupe
Toute la pousse annuelle sur le même point

L'étêtage n'a pas sa place dans cette liste. Il se distingue de toutes les formes conduites ci-dessus : c'est une pratique de taille inappropriée, pas un quatrième style au nom plus élégant. Donc si une entreprise propose d'étêter votre arbre d'ombrage en appelant cela une taille en têtard, ce sont deux choses différentes, et une seule est une technique.

Choisissez selon la forme que vous voulez réellement obtenir. Un point focal sculpté ou une sculpture vivante, c'est la topiaire. Quelque chose de formel et de plat maintenu contre un mur ou un cadre de fils, c'est l'espalier. Une rangée qui se referme en un seul écran vert, c'est le plessage. Et si ce que vous voulez, c'est la pousse de toute l'année rabattue sur un point fixe unique, encore et encore, c'est la taille en têtard, et le calendrier y compte plus que la silhouette.

Le point le plus honnête, entre topiaire et espalier, c'est l'entretien. Les deux exigent une taille fréquente pour garder leur forme : ni l'une ni l'autre n'est un choix « on plante et on oublie ». Choisissez la forme que vous accepterez encore de tailler dans cinq ans, pas celle qui rend le mieux en photo.

Lire l'article complet: L'art topiaire : tailler les plantes en formes sans les tuer

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